Résidences 19-20

Les résidences sont des temps de création et de recherche proposés aux artistes afin de mener leur travail créatif pendant une à plusieurs semaines. Ainsi bénéficiaires d’un espace de travail, à Roubaix ou dans un lieu partenaire, ils peuvent s’appuyer et échanger avec le territoire pour nourrir leur réflexion. Ces moments d’exploration peuvent se conclure par une étape de travail, suivie d’un temps de discussion.
Cette saison, 21 compagnies seront accueillies, dont deux dans le cadre de résidences de recherche en partenariat avec L’L, la compagnie de l’Oiseau-Mouche et le Vivat. Certaines résidences seront également présentées en synergie avec d’autres lieux partenaires, afin de donner aux artistes concernés plus de temps, de confort ou des conditions plus adaptées à leurs recherches. Cette année les partenaires sont le Ballet du Nord – Roubaix, La chambre d’eau – Le Favril et Grand Studio – Bruxelles.

VOUS SOUHAITEZ FAIRE UNE DEMANDE DE RESIDENCE POUR LA SAISON 20-21 ? TELECHARGEZ LE DOCUMENT

Si le document pdf ne s’affiche pas correctement, c’est peut-être que vous utilisez Safari. Dans ce cas, tentez de l’ouvrir avec un autre navigateur.
Pour pouvoir le remplir et enregistrer vos données, veillez bien à télécharger le fichier, puis à l’ouvrir avec Adobe Acrobat (et non votre navigateur), le remplir et faire un « Enregistrer sous. Merci !

les compagnies en résidence en 19/20 :

THIBAUD LE MAGUER (Lille)
En lieu sûr
En résidence du 09 au 13.09 et du 15 au 23.12
Résidence partagée avec le Ballet du Nord

 Première : Lun. 06.04, Ballet du Nord, Roubaix dans le cadre du festival Le Grand Bain et de LABEL DANSE

Depuis l’affaire Weinstein, la notion de consentement est ramenée sur le devant de la scène comme outil pour réguler les rapports sociaux et le respect à la personne. Cependant, le sujet gagne en opacité au fur et à mesure que l’on tente de l’approfondir : consentir ne peut-il pas signifier accepter, céder, renoncer, acquiescer, obéir ou même être forcé ? Cette performance cherche à donner à voir comment un groupe d’individus peut se rencontrer et se rassembler autrement, à travers une communauté évitant les écueils relatifs au consentement, et donnant à imaginer de nouvelles possibilités de rencontre affranchies des rapports de domination.


NACH
Cie Nach Van Van Dance (Vincennes)
Beloved shadows
En résidence du 16 au 20.09
Résidence partagée avec le Ballet du Nord

Explorant la pluralité des désirs, Nach fouille les soubassements d’un corps qui désire être désiré, tantôt dans la souffrance, tantôt dans la danse. Danseuse de krump, elle évolue aussi dans un univers très masculin où l’on atteint l’extase en allant chercher des forces profondes jusqu’à l’épuisement physique, par la répétition des mouvements et l’excitation de visages contractés ou relâchés. À ce lâcher-prise se combine sa fascination pour une culture japonaise rôdée à l’érotisme, où les estampes lascives et les Geishas esquissent un imaginaire qui pousse la rencontre du krump et du buto en un métissage où brûlent les énergies équivoques de l’urbain et du sophistiqué.


FABRIZIO SOLINAS (Italie)
Little Garden
En résidence du 16 au 20.09
Résidence partagée avec La chambre d’eau

 Etape de travail : Ven. 20.09 à 19h, La chambre d’eau, Le Favril

Little Garden est un spectacle de jonglage sur l’amour, qui a pour objectif de séduire le public… Une parade nuptiale jonglée, offerte dans un langage universel. Une invitation à stimuler l’imagination de chacun. Une ode à la vie, à l’animalité. Tout bêtement.
Comme les saumons qui remontent le courant pour aller s’accoupler au péril de leur propre vie, une créature entre sur scène, balles à la main, pour chercher et choisir sa compagne. De n’importe quelle manière, il faudra survivre aux regards du public…


Giuseppe Chico & Barbara Matijevic
Cie 1er Stratagème (Croatie/Italie)
Screenagers
En résidence du 30.09 au 05.10

 Etape de travail : Ven. 04.10 à 14h, Le Gymnase, Roubaix

 Spectacle : Mar. 03.12 à 10h+14h30 & Mer. 04.12 à 19h, Le Gymnase, Roubaix dans le cadre du NEXT festival et du festival Les Petits Pas

Le travail de 1er Stratagème prend en considération Internet comme une véritable matrice. Avec Screenagers, ils essayent de transposer au plateau les structures et les comportements des systèmes d’interaction propres aux interfaces numériques, notamment le smartphone, en donnant la possibilité au public de participer par moments à l’écriture de la pièce.


EMMANUEL EGGERMONT
L’Anthracite (Lille)
Aberration
En résidence du 07 au 18.10

 Spectacle : Mer. 18.03, Le Gymnase, Roubaix dans le cadre du festival Le Grand Bain

Aberrations morales, économiques, écologiques, esthétiques… Les déviations vis-à-vis du bon sens ou de la norme sont multiples. Déstabilisantes, elles peuvent nous faire sourire ou bien nous révolter. En se confrontant aux aberrations et en tentant de composer avec elles, cette pièce questionne notre aptitude à faire face aux bouleversements, à la perte soudaine de repères et à l’effondrement des certitudes. Aberration se conçoit comme un prisme divergent révélant une image altérée. Une perturbation dansée invitant à accepter d’opérer une balance des blancs, un nouvel étalonnage des émotions et d’accueillir ses fragments désorganisés sans juger de leur cohérence.


Loïc Touzé
ORO (Nantes)
Fil
En résidence du 22 au 31.10

 Etape de travail : Jeu. 31.10 à 19h, Le Gymnase, Roubaix

 Premières : Mar. 26.11 à 10h+14h30 & Mer. 27.11 à 14h30 au Gymnase, Roubaix dans le cadre du festival Les Petits Pas

La mythologie est une source intarissable pour nos imaginaires. Figures incontournables, les trois Parques circulent dans les aventures des héros et des dieux. Elles habitent un séjour voisin de celui des Heures, dans les régions olympiques, d’où elles veillent sur le sort des mortels et l’harmonie du monde. Ces divines et infatigables filandières décident de la destinée de chacun en coupant ou retissant le fil de la vie. Pour cette pièce jeune public, Loïc Touzé ravive le souvenir flamboyant de ces figures qui nous accompagnent à tout âge de la vie.


Thomas Guerry
Arcosm (Lyon)
Poétique de l’instable
En résidence du 04 au 08.11

Une violoniste et un danseur. Comment peuvent-ils évoluer ensemble ? Comment deux corps, deux identités peuvent-ils ne faire qu’un, même si tout les sépare ? Que font-ils ici, dans cette situation ? Que feraient-ils si on leur laissait le temps de s’apprivoiser ?

Déjà au travail dans une précédente création, Bounce, cette exploration se poursuit ici dans un format léger, tout terrain, en équipe réduite, afin d’aller à la rencontre de nouvelles contrées et nouveaux lieux, de nouvelles équipes et nouveaux publics.


Flora Détraz
Cie PLI (Les Rotours)
Glottis
En résidence du 06 au 17.01

 Etape de travail : Jeu. 16.01 à 19h, Le Gymnase, Roubaix

Glottis est né de la collaboration entre la chorégraphe Flora Détraz et la plasticienne Camille Lacroix. Ce projet explore les relations entre le son et l’espace à partir de la question : comment faire survenir un espace dans lequel images sonores et sensations visuelles se confondent ? Entre performance, installation et concert, Glottis propose au public une expérience immersive, un retour à la part ancestrale qui existe en chacun de nous. Dans la continuité des précédentes pièces de la compagnie PLI, la voix sera l’objet privilégié de cette recherche. Ses pouvoirs surnaturels seront étudiés : les voix de l’au-delà, les voix enfouies, les voix d’outre-tombe, les voix fantomatiques, les voix caverneuses ou encore les voix acousmatiques, celles dont on ignore la source.


Bruno Pradet
Cie Vilcanota (Montpellier)
TumulTe
En résidence du 22 au 30.01

 Etape de travail : Jeu. 30.01 à 19h, Le Gymnase, Roubaix

Dans TumulTe, cinq danseurs, une soprane, un contre-ténor et deux musiciens font le pari de la rencontre entre danse, musique baroque et tonalités électro-rock. Ils forment une communauté d’humains qui s’agglomèrent dans des enchainements puissants puis s’évadent en solitaire au gré de pulsions imprévisibles. TumulTe est fait du bruit des Hommes, des âmes et des passions. C’est une pièce aux multiples facettes, musicale tout autant que chorégraphique, qui inscrit l’esprit baroque dans un univers résolument contemporain.


Katerina Andreou
BARK (Grèce/Paris)
Zeppelin bend
En résidence du 03.02 au 07.02 au Gymnase, Roubaix

Avant-première : Mar. 31.03 à 21h, Le Gymnase, Roubaix dans le cadre du festival Le Grand Bain

Katerina Andreou s’intéresse au corps entraîné et aux différentes modalités qui accompagnent la pratique de l’exercice. Cet investissement intensif du corps n’est pas sans rappeler l’engouement actuel pour le fitness, où l’entretien du corps convoque souvent une pratique mentale ou spirituelle qui mêle rituel obsessionnel et motivation personnelle, et témoigne de l’effet symptomatique d’une discipline appliquée avec rigueur. Approfondissant cette méthodologie de l’entraînement, la chorégraphe s’essaye à un langage corporel singulier basé sur l’impact réel de l’effort physique et d’une forte présence du corps.


Sylvain Huc (Toulouse)
En résidence du 03 au 14.02

 Evénement : Danceoke : lun. 10.02 à 19h, Le Gymnase, Roubaix

Cette saison, Sylvain Huc prend ses marques au Gymnase comme nouvel artiste associé de janvier 2020 à décembre 2022. Pour commencer du bon pied cette coopération roubaisienne, il émaillera le territoire d’actions culturelles, d’ateliers et d’Entraînements Régulier du Danseur. En supplément, il proposera un Danceoke en février, à l’occasion de la présentation du 7ème festival Le Grand Bain 2020. Le danceoke rassemble danse et karaoke. Le public est convié à reproduire les mouvements de clips vidéos soigneusement choisis et projetés devant lui. Sylvain Huc travaillera enfin, dans le cadre de cette association, aux divers projets qui sont en cours et que Le Gymnase | CDCN aura le plaisir d’accueillir dans les saisons à venir.


Jonathan Guichard
Cie HMG (Toulouse)
080
En résidence du 24 au 28.02

080 est une fiction. Un corps androgyne dispose de quatre-vingt minutes pour naître et mourir. Dans un espace et un temps modifiés, il/elle n’est pas soumis.e aux injonctions sociétales telles que la norme, les valeurs, le travail, la reproduction. Elle/il n’a pas de fonction. Son existence est une succession de « premières fois ». Il/elle est l’allégorie des enjeux physiologiques de différentes périodes de vie d’un corps. 080 est une invitation à entrer en soi.


Arnaud Pirault
Groupenfonction (Tours)
Fête
En résidence du 02 au 12.03

 Première : Jeu. 12.03 à 20h, Le Gymnase, Roubaix dans le cadre du festival Le Grand Bain

Fête c’est un homme qui danse. Il danse, jusqu’à épuisement. Il est seul, comme dans une fête. Il est sommé de s’étourdir, de se fondre dans sa propre frénésie, sa jouissance, son vertige. Tout deviendra désœuvrement pour ne garder que l’essence de son désir : son corps, son souffle, ses pulsions. Parce que le désœuvrement et la fête sont indissolublement liés. Parce que sa puissance se trouve dans ses débordements, sa force contestatrice, sa consumation. Parce que Fête est un poème, un chant, une élégie joyeuse.


Cindy Van Acker
Cie Greffe (Suisse)
Shadowpieces
En résidence du 14 au 24.04
Résidence partagée avec Grand Studio

Shadowpieces englobe la création de onze soli avec les interprètes qui participeront à la création Without References (titre provisoire), prochaine création de groupe de Cindy Van Acker, prévue à l’automne 2020. Au cœur de cette traversée de soli d’une dizaine de minutes chacun, il y a l’idée de travailler très intimement avec chaque interprète. Le format solo permet un dialogue plus étroit entre les protagonistes, un travail quotidien nourrit de plus de profondeur, d’intimité, d’empathie.


Clémentine Vanlerberghe
Cie Catsandsnails (Lille)
Gratia Lacrimarum
En résidence du 27.04 au 01.05

Pour ce nouveau projet, Clémentine Vanlerberghe s’intéresse au pouvoir des larmes. Elle imagine un solo comme un rituel de purification, un moyen de revenir à notre humanité première. Car ces larmes disent qu’en nous, il y a plus que nous : il y a l’humanité toute entière. Ce solo autour du don des larmes sera également influencé par les recherches d’Arlie Russel Hochschild sur le travail émotionnel : les sentiments que nous laissons manifester, ou qu’au contraire nous cachons et modelons selon notre environnement social.


Alexander Vantournhout (Belgique)
Through the grapevine
En résidence du 11 au 22.05

 Etape de travail : Jeu. 19.05 à 19h, Le Gymnase, Roubaix

Dans ce duo, Alexander Vantournhout interroge le pas de deux avec Axel Guérin. Partant de l’expression « I heard it through the grapevine », qui signifie “j’ai entendu dire”, il s’interroge sur les incertitudes qui découlent de la transmission et de la réception. La pièce s’intéresse aussi aux différentes manières de se mettre en rapport avec l’autre, tout en entrant en résonnance dans un contexte socio-culturel élargi, et prenant en compte notamment le point de vue du genre. Ces rapports indiquent souvent un jeu complexe de désirs, dans lequel les gestes d’attraction et de mise à distance forment un nœud difficile à dénouer.


Benoît Villain et Yohann Baran
Collectif Brûle Maison (Lille)
Judith JHP
En résidence du 25 au 29.05

Que l’observateur change d’angle et l’allégorie de Judith se trouve prise d’une étrange oscillation, d’une nouvelle énergie qui la renouvelle entièrement. Judith punk ! Voilà le mythe appréhendé par des langages nouveaux. À l’univers manichéen des premiers temps, à la figure représentant la loi, peut alors succéder l’ambiguïté d’une lecture qui voit la sainte éprouver des attirances équivoques et pour qui la seule loi est celle de son désir. La performance s’appuie sur une lecture croisée de l’histoire de Judith et du punk, et déconstruit un acte qui porte en lui l’ambiguïté d’une relation d’amour/haine autant qu’une dimension politique et critique sur les rapports de domination.


Emma Gustaffson & Laurent Hatat
Cie anima motrix (Béthune / Marseille)
Le corps utopique
En résidence du 12 au 19.06

 Etape de travail : Jeu. 18.06 à 19h, Le Gymnase, Roubaix

« Après tout, est-ce que le corps du danseur n’est pas justement un corps dilaté selon un espace qui lui est intérieur et extérieur à la fois ? » dit Michel Foucault dans Le corps utopique. Loin de tout académisme, Foucault se reprend, se corrige, précise sa pensée, s’égare et se retrouve, se perd dans des rêveries. Au plateau, il s’agira de relier l’expérience de ces langages qui habitent le corps de l’interprète, celui de la danse et celui du théâtre, et enfin d’utiliser la danse comme outil dramaturgique. Le corps utopique représente pour le collectif le lieu idéal vers la recherche d’une nouvelle langue scénique, comme reflet éclatant de la vie, de l’entrelacé du mouvement et de la pensée.


Angela Rabaglio & Micaël Florentz
Cie Tumbleweed (Belgique)
A very Eye
En résidence du 22 au 26.06
Résidence partagée avec Grand Studio – Bruxelles

Pour cette nouvelle création, Angela Rabaglio et Micaël Florentz orientent leurs recherches vers le comportement de la foule et son langage. Comme on peut l’observer dans certains rassemblements d’animaux, et particulièrement lors des impressionnantes nuées d’étourneaux, la circulation des informations au sein d’un groupe d’individus peut être prodigieusement rapide et efficace. Ces caractéristiques sont rendues possibles grâce à un tissu de communication simple et resserré. Le groupe social peut alors évoluer à la manière d’un super-organisme, œuvrant pour la survie de chacun, déployant chaque singularité en un mouvement collectif cohérent. Mais plus l’individu évalue les informations qu’il reçoit par rapport à lui-même, plus il fait valoir son intérêt propre et tend à se détacher de la collectivité.


Résidences de recherche de L’L
Résidences du 02 au 13.09 et du 15 au 26.06

Le Gymnase | CDCN fait partie du réseau de partenaires de L’L / Structure expérimentale de recherche en arts vivants (Bruxelles) www.llrecherche.be

Alliant travail réflexif et pratique, les recherches menées à L’L s’inscrivent volontairement à l’extérieur de la chaîne de production habituelle en arts vivants. L’engagement de L’L consiste exclusivement à accompagner des personnes dans une pratique de recherche artistique, à la fois exigeante, bienveillante et ouverte. Ceci, tout en veillant au respect de l’intégrité de leur démarche individuelle.

Pour concrétiser ce désir de recherche en arts vivants, L’L, entre autres spécificités, promeut la construction d’un indispensable réseau international de partenaires, dont la coopération dans la durée nourrit le processus de recherche à long terme développé par L’L.

Les partenaires de L’L :
En Belgique : Fédération Wallonie-Bruxelles : Chapelle de Boondael (commune d’Ixelles) ; Centre culturel de Forest / BRASS ; Centre culturel Wolubilis / La Bissectine ; Pierre de Lune – Centre Scénique Jeunes Publics de Bruxelles ; Théâtre La montagne magique ; Contredanse ; Centre des Écritures Dramatiques Wallonie-Bruxelles. En France.
Région Hauts de France : Compagnie de l’Oiseau-Mouche (Roubaix) ; Le Gymnase | CDCN (Roubaix) ; le Vivat (Armentières). Région PACA : 3bisf – lieu d’arts contemporains (Aix en Provence) ; Dans les Parages / LA ZOUZE – Cie Christophe Haleb (Marseille) ; Studio Kelemenis / KLAP Maison pour la danse (Marseille) ; in’8 circle / maison de production (Marseille). Lyon : Théâtre Nouvelle Génération – CDN. En Allemagne. Berlin : Halle Tanzbühne Berlin – cie.toula limnaios. Au Canada. Montréal : Usine C ; Circuit-Est centre chorégraphique ; Département de Danse de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM).