Résidences 18-19

Accompagner les artistes en leur offrant des temps de résidence est une des missions fondamentales du Gymnase ⎟ CDCN. Pendant des périodes allant de une à plusieurs semaines, les artistes peuvent ainsi chercher, créer, mais également aller à la rencontre des publics lors de rencontres ou d’ateliers de pratique. Cette saison, 20 équipes artistiques seront accueillies. Certaines proposeront des présentations de fin de résidence.

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Miroir d’Eux (Roubaix / Courtrai)
T’es moins
En résidence du 27 au 31 août

Miroir d’Eux a pour but de promouvoir le talent des enfants. C’est une compagnie par et pour les jeunes, créée en 2016 par Magalie Chojnicki, enseignante à Roubaix, et Pol Coussement, chorégraphe, suite à plusieurs projets de médiation pilotés par Le Gymnase ÷ CDCN. En résidence au Gymnase, ils viennent travailler sur leur prochaine création : T’es moins.

Que voyez-vous sur scène ? Que pensez-vous des artistes que vous voyez ? Aimeriez-vous être à leur place… D’ailleurs sont-ils à leur place ? Ne sommes-nous pas tous des artistes ? N’avons-nous pas tous du talent, un talent ? T’es moins – Récit de vie(s), c’est quand la danse transforme, quand la danse devient essentielle, quand elle s’impose à soi…

Pour la saison 18 19, Le Gymnase⎟ CDCN soutient la compagnie Miroir d’Eux en lui mettant un studio à disposition.


Emmanuel Eggermont (Lille) & Robyn Orlin (Afrique du Sud)
TWICE
En résidence du 3 au 7 septembre et du 28 janvier au 3 février
La pièce sera créée le 4 février au Gymnase

Pour TWICE, Le Gymnase ⎟ CDCN invite Emmanuel Eggermont et Robyn Orlin à créer chacun leur première pièce jeune public. Ils travailleront tous les deux avec le même duo de danseuses : Jihyé Jung et Wanjiru Kamuyu. Emmanuel Eggermont a choisi de s’intéresser aux phosphènes (ces taches de couleurs qu’on perçoit les yeux fermés) et, en creux, à la question du regard de l’autre. Robyn Orlin, elle, interroge la discrimination et l’exclusion sociale, notamment dans le cadre du harcèlement scolaire.


Jan Martens (Belgique / Pays-Bas)
Pauline Thomas
En résidence du 10 au 14 septembre
Sortie de résidence : jeudi 13 septembre à 19h
La pièce sera créée le 16 novembre au Gymnase, dans le cadre du NEXT festival.

Pauline Thomas, c’est un programme composé de deux duos : la reprise de A small guide on how to treat your lifetime companion, pièce créée en 2011,  et un tout nouveau duo créé à partir de l’album Learning du chanteur Perfume Genius. Le même duo de danseurs – Pauline Prato et Thomas Régnier – interprètera tour à tour cinq moment clés dans la vie d’un couple, puis 10 tableaux prenant appui sur les chansons de Perfume Genius.


Marion Carriau (Paris)
Je suis tous les dieux
En résidence du 24 au 28 septembre
Sortie de résidence : jeudi 27 septembre à 19h

Cette pièce, c’est le parcours intime et sensible d’une danseuse contemporaine occidentale athée à travers son engagement assidu dans la pratique d’une danse religieuse indienne : le bharata natyam. C’est l’histoire d’un corps passeur de dieux du panthéon hindou, d’un corps animé par une dévotion qui ne lui appartient pas. C’est l’histoire d’une gymnastique mentale pour investir ce sacré qui lui demeure inconnu. C’est une relecture, une décontextualisation, une appropriation, un fantasme de cette danse ancestrale vue à travers le prisme de ce que Marion Carriau est aujourd’hui en France et de ce qui la meut.


Andrea Sitter (Paris)
Juste au corps
En résidence du 1er au 5 octobre
Sortie de résidence : jeudi 4 octobre à 19h

Partir de trois femmes juives : Valeska Gert, danseuse, chanteuse et comédienne, Hannah Arendt, philosophe et théoricienne, et Salomé. Trois femmes comme sources d’inspiration pour révéler, accepter de laisser émerger une histoire personnelle, fictionnelle, sincère, irrévérencieuse, tremblante, et joyeuse aussi. Andrea Sitter cherche ainsi à faire exp(l)oser son histoire d’artiste allemande.


Thomas Dequidt (Lille)
IWANDÉ – Histoire d’un corps
En résidence du 8 au 12 octobre

IWanDé comme I Want to Dance. IWanDé, ça n’a pas de sens. Juste, ça sort du corps, c’est tout. Danser donc, comme une envie d’abandonner le corps à sa pulsion première : bouger. Lâcher prise et se laisser aspirer vers un état d’extase jusqu’à s’exposer à une confusion de sentiments où le corps tout habillé se montre nu, un corps fragile où tout peux basculer, le rire, la peur, la rage, la tendresse.


Espèce de Collectif (Strasbourg)
Laisse le vent du soir décider
En résidence du 29 octobre au 2 novembre
La pièce sera accueillie le 20 mars dans le cadre du festival Le Grand Bain

Laisse le vent du soir décider repose sur l’élaboration et l’application d’un processus de travail. Chaque jour de répétition, et ce dès le premier jour, une improvisation en condition de spectacle d’une durée d’1 heure (qui sera la durée du spectacle) est effectuée. C’est donc par une pièce vide que commence la création, par un format, un cadre temporel que rien n’habite encore. C’est ce prototype, en perpétuelle évolution, qui deviendra, le jour de la première, la pièce véritable. 


Clémentine Vanlerberghe & Fabritia d’Intino
Les Nouveaux Ballets du Nord – Pas de Calais (Lille)
Plubel
En résidence du 5 au 9 novembre
Sortie de résidence : jeudi 8 novembre à 19h
La pièce sera créée le 28 mars au Gymnase, dans le cadre du festival Le Grand Bain

Plubel est un voyage hypnotique d’imitations iconiques et parfois ironiques où la choralité se fait outil pour rendre visible ce qui a été caché. Dans une chorégraphie de groupe où les mouvements se font rythme et mélodie, et en puisant dans de multiples références (depuis les vestales antiques, jusqu’aux choristes afro-américaines en passant par les sorcières médiévales ou encore les mannequins sur leur catwalk), Plubel questionne à la fois la composition chorégraphique et ces figures féminines soit surexposées soit cachées. De la masse, du groupe, chacune s’extrait individuellement et laisse apparaître son entité propre, comme une possible tentative d’émancipation.


Mylène Benoit & Magda Kachouche
Contour Progressif (Lille)
Diotime et les lions
En résidence du 26 novembre au 4 décembre
La pièce sera créée le 5 février au Gymnase, dans le cadre du festival Les Petits Pas

Mylène Benoit adapte en spectacle musical le livre initiatique d’Henry Bauchau : Diotime et les lions. Les danses de Céline Cartillier rencontrent la création musicale de Nicolas Devos et Pénélope Michel. L’espace scénique est organisé comme un grand atelier ouvert où s’entrelacent récit, images projetées, lumière, danses d’hommes et de lions, chant et musique. Diotime, issue d’une grande lignée familiale dont les lointains ancêtres étaient des lions, pourra-t-elle participer à la guerre rituelle qui oppose une fois par an les lions et les hommes, mais qui traditionnellement exclut les femmes du combat ?


Isida Micani & Spike
aKoma Névé (Lille)
Métamorphose(s) (titre provisoire)
En résidence du 18 au 21 décembre et du 3 au 11 janvier
Sortie de résidence : mercredi 9 janvier à 19h

Métamorphose(s) se focalisera sur le phénomène de transformation, questionnant notre réalité, l’être que nous avons été, celui que nous sommes ou que nous serons, culturellement, corporellement, dans notre rapport à l’autre. La vie ne serait-elle finalement pas qu’une suite de métamorphoses ? Grandir, cette transformation naturelle où l’individu se construit physiquement et psychiquement, à laquelle s’ajoute l’impact culturel et éducatif de son environnement nous montre que les relations avec l’autre viennent redessiner, former ou déformer notre cadre de pensées.


Kevin Jean
La Fronde (Paris)
La poursuite du cyclone
En résidence du 21 au 25 janvier
Sortie de résidence : jeudi 24 janvier à 19h

Kevin Jean part de ses propres luttes, de ses intimités, pour identifier des enjeux collectifs et initier des transformations, qu’elles soient publiques, privées, d’ordres sociales, éthiques, politiques, sexuelles. L’enjeu ici est de détruire un monde finissant et injuste qui ne veut pas laisser la place. Détruire pour mieux reconstruire. Faire le deuil pour rester du côté des vivants. Renaître et fêter cette renaissance avec joie et plaisir, bruit et apaisement. Ce sera un combat pour survivre puis vivre, avec une détermination quotidienne, avec engagement et fermeté, avec éclairs et grondements, avec tendresses et amours.


Bryan Campbell ( Nantes)
Square dance
En résidence du 6 au 15 février
Sortie de résidence : jeudi 14 février à 19h
La pièce sera accueillie le 25 mars au Gymnase, dans le cadre du festival Le Grand Bain

Square dance explore deux sources d’inspiration chorégraphiques qui schématisent et construisent des relations sociales singulières : le square dance américain et le clubbing contemporain. Alors que la première est basée sur un système de formation et dissolution de paires de danseurs et permet de savourer des déplacements au cœur d’une géométrie linéaire, la seconde est marquée par des formes souples et des chemins moins tracés dans lesquels le danseur, guidé par un dialogue entre plaisir et usages sociaux, navigue à proximité ou à distance des différents individus, groupes, espaces, ou des environnements sonores et lumineux.


Anne Collod (Paris)
Moving Alternatives
En résidence du 18 au 22 février

Anne Collod se plonge dans l’œuvre foisonnante de Ruth Saint-Denis et Ted Shawn. Leur travail est empreint de la notion d’altérité, anticipatrice des mutations qui traversent les sociétés américaine et européenne au tournant du 19e siècle : bouleversements concernant la place des femmes et le statut de la sexualité, fascination croissante pour l’exotisme nourrie par les grandes expositions universelles contemporaines de l’expansion du colonialisme en ce début du 20e siècle. Ce sont les utopies de l’altérité, explorées par ces deux artistes, qui intéressent Anne Collod.


Sylvain Huc
Cie Divergences (Toulouse)
Lex
En résidence du 4 au 12 mars
La pièce sera créée le 13 mars au Gymnase, dans le cadre du festival Le Grand Bain

Déployer un monde le temps d’une représentation, tel est le programme de ce projet. Le corps seul du danseur se soumettra aux lois qu’il s’invente comme à celles qui fondent sa présence. L’unique « sujet » y sera un corps tour à tour normatif, autoritaire, docile ou fautif afin de se bâtir un monde. À cet égard, il y a bien une violence fondatrice de la Loi. Du moment où une entité se donne des Lois, c’est pour s’arracher à ce qu’elle est pour devenir autre.


Farid Ounchiouene
Cie Farid’O (Lille)
Step (titre provisoire)
En résidence du 8 au 19 avril
Sortie de résidence : jeudi 18 avril à 19h

Farid Ounchiouene s’est intéressé aux danses de couple et à l’univers du bal. C’est ainsi qu’est né le projet de sa nouvelle création : raconter l’histoire de l’évolution de la danse dans la culture populaire. Raconter cette histoire, c’est raconter l’histoire d’une urgence sociale, humaine, celle de corps, parfois opprimés, qui ont trouvé dans la danse une voie de libération. Celle d’un élixir unificateur, presque cérémoniel, reflet multiple de sociétés qui ont évolué. Voyager sans mots, parcourir sans texte, l’histoire de ces corps.


Liz Santoro et Pierre Godard
Le principe d’incertitude (Paris)
Stéréo
En résidence du 23 au 30 avril
Sortie de résidence : mardi 30 avril à 19h
La pièce sera accueillie la saison prochaine, en 19/20

Pour cette nouvelle création, l’approche emprunte à la synthèse, comme on le dit d’un composé chimique. Liz Santoro et Pierre Godard s’appuient sur des fragments prélevés sur leurs trois derniers spectacles : Relative Collider, For Claude Shannon et Maps, qui chacun interroge le lien entre texte et mouvement. Ici, l’impulsion première est de donner au public la possibilité de sentir, avec le plus d’intensité possible, la responsabilité qu’il a dans ce qui se déroule devant lui, son implication de témoin actif.


Leslie Mannès (Belgique)
FORCES
En résidence du 20 au 31 mai
Sortie de résidence : mercredi 29 mai à 19h
La pièce sera accueillie la saison prochaine, en 19/20

Dans la continuité de la pièce Atomic 3001, Leslie Mannès développe dans FORCES la relation triangulaire entre corps, son et lumière, et invite une ou deux danseuses sur le plateau afin de poser un regard non pas sur l’intime d’un individu mais sur la force collective. Le déploiement de leurs énergies corporelles et émotionnelles provoquera une empathie, une décharge, un assouvissement de la pulsion de puissance et de certaines peurs. Ces corps féminins seront guerriers, des créatures androïdes hybrides, violentes, insatiables et charnelles. Nous questionnerons les forces sauvages comme potentiel d’émancipation, mais en prenant en compte l’illusion fantasmatique qu’un retour à l’état de nature provoque aujourd’hui.


Lisi Estaràs, Mirko Banovic & Sara Vanderieck (Belgique)
When I look at a strawberry, I think of a tongue
En résidence du 11 au 21 juin
Sortie de résidence : jeudi 20 juin à 19h

Dans Quand je regarde une fraise, je pense à une langue, la danseuse / chorégraphe Lisi Estaràs, le musicien / compositeur Mirko Banovic et la dramaturge Sara Vanderieck combinent leurs disciplines et se laissent inspirer par le roman de Goliarda Sapienza : L’art de la joie. Leurs différentes approches se rejoignent dans une narration multidisciplinaire sur leurs passés individuels et un présent partagé. Le trio se rencontre sous le prétexte du questionnement de Sapienza à propos de l’engagement social et politique, la croissance personnelle, le rôle parental, le désir sexuel et le vieillissement.


Steven Michel
GRIP (Belgique)
Résidence de recherche
En résidence du 1er au 12 juillet

Remarqué dans plusieurs pièces de Jan Martens (Sweat baby sweat, The dog days are over, Rule of three…), accueilli en 2017 dans le festival Le Grand Bain avec sa création : They might be giants, Steven Michel revient au Gymnase pour travailler sur un nouveau projet.