Comment ça marche ?

Reportage sur l'Application à danser

Lancée il y a presque 2 ans, l’Application à danser est le nouvel outil numérique commun à tous les Centres de Développement Chorégraphique Nationaux. Muni d’un appareil connecté, chaque participant est invité à se mettre en mouvement à partir de consignes audio-guidées, autour de la thématique des gestes du quotidien. Mais comment ça marche ? Suivez Jean-Florent, chargé de la médiation au Gymnase, le temps d’un atelier.

Jeudi 05 mars 2020 : j’ai rendez-vous avec une classe de 6ème du Collège Molière de Villeneuve d’Ascq. Déjà initiés par leur enseignant d’EPS, 25 élèves attendent pour découvrir davantage la danse avant d’aller voir le spectacle A mon bel amour d’Anne Nguyen dans le festival Le Grand Bain.


1-AAD8h
J’arrive au collège muni de la valise Application à danser. Accueilli par l’enseignante, j’installe tout le matériel pour qu’il soit opérationnel lorsque les élèves arriveront.


2-AAD8h30
Arrivée des élèves dans la salle polyvalente, transformée en studio de danse le temps de l’atelier. Après une courte présentation du Gymnase et du monde de la danse, ils sont équipés un par un d’un appareil connecté fixé au bras à l’aide d’un brassard et d’une paire d’écouteurs pour pouvoir suivre les consignes de mise en mouvements.


3-AAD8h45
Désormais équipés et répartis dans la salle, les élèves sont fins prêts pour cette nouvelle expérience. L’atelier débute par un premier protocole, conçu comme un échauffement et lancé via l’ordinateur : L’aube. La concentration gagne la salle et tout le monde s’étire, s’allonge, respire et se détend.


4-AAD9h05
Démarrage d’un nouveau protocole : Silly Walks, un exercice autour de la marche et de la course. Après un premier temps d’introspection, tout s’accélère. Le mouvement est désormais collectif et il faut appréhender l’autre. Les élèves se croisent, s’évitent, se frôlent puis entament une course généralisée, formant comme une nuée d’oiseaux.


5-AAD9h20
Création de deux groupes qui, à tour de rôle, seront danseurs et spectateurs. Les élèves-spectateurs n’ont plus accès aux indications sonores et observent les élèves-danseurs réagir aux consignes aléatoires, toujours sur la thématique de la marche.


6-AAD9h35
Dernière expérimentation : Postures. Les élèves sont invités à se séparer des écouteurs et à ne garder que les appareils qu’ils placent au choix sur le bras, la jambe, à la ceinture ou à la cheville. Chaque position correspond à un son que tout le monde peut entendre : le vent, le feu, l’eau… Selon l’emplacement choisi, les sons à produire nécessitent des mouvements et une distorsion du corps différents. Pour conclure la séance, les élèves sont invités à créer un « paysage sonore », chacun doit trouver le son de l’eau qui coule. Une chorégraphie et un tableau final original !


9h45
Avant de récupérer l’équipement de chacun, une discussion débute avec les élèves : « J’ai aimé », « j’ai pas trop aimé », « c’était pas vraiment de la danse »,  « nous avons fait plein de mouvements », « c’était drôle »… Les débats sont ouverts et les graines du mouvement et de la danse sont plantées. Les collégiens quittent maintenant la salle : « A bientôt au spectacle ! »

Une production du Gymnase CDCN et de l’A-CDCN. Auteur : Orbe. Co-auteur : Le Gymnase CDCN. En partenariat avec l’IRCAM, dans le cadre de Rapid-Mix H2020. Réalisé avec l’aide du ministère de la Culture – DGCA. Avec le regard de Mylène Benoit – Cie Contour Progressif, Sandrine Becquet, Sarah Kruszka.